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Vive le célibat retrouvé !

Vive le célibat retrouvé !
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Avant d’être mariée, je ne savais pas quel bonheur je vivais d’être libre de mes mouvements. Je crois que je n’étais pas capable d’apprécier réellement la vie qui s’offrait à moi.

Mais je peux vous dire que dorénavant, je jouis littéralement de ce bonheur simple ; pouvoir organiser mon emploi du temps comme bon me semble.

Les bienfaits oubliés du célibat

Plus obligée de respecter des codes devant le monde, de se lever aux aurores un week-end pour satisfaire aux envies de balade de monsieur, de faire semblant d’apprécier le sport, de faire la vaisselle après chaque repas pour que la cuisine soit toujours propre, de rester polie devant la belle famille pour respecter les convenances, d’accueillir les amis, imbibés d’alcool et dépressifs alors qu’on est sous le plaid devant un bon film…

Bon, je ne vous fait pas liste exhaustive. Je pense que vous voyez parfaitement de quoi je parle. Certaines me rétorqueront que c’est aussi ça le mariage ; les compromis, le soutien mutuel, le partage des bons et des mauvais moments. Je suis d’accord avec vous les filles. Et même mieux ; j’y croyais vraiment à tout ça. Mais au bout de quelques années de vie commune, le constat est limpide ; je ne suis pas prête.

Vivre libre !

Je veux me lever quand je veux le week-end. Je veux pouvoir sortir sur un coup de tête ou pouvoir dire non à une soirée parce que j’ai la flemme. Je veux décider de l’intégralité de mon emploi du temps, dormir quand je veux, sans ronflements inappropriés ni bagarre pour la possession nocturne de la couette. Sans parler du chien ou du chat qui laissent traîner leurs poils et leurs puces dans mes fringues !

Peut-être suis-je trop égoïste ! Ou simplement que je souhaite me réaliser moi-même avant de partager les bénéfices de cette réalisation avec quelqu’un. Vous noterez que mes motivations premières n’ont rien à voir avec le sexe, même si, ne nous voilons pas la face, avoir l’opportunité de céder à un coup de cœur sans avoir à gérer culpabilité ni frustration, c’est quand même le pied…

Je ne regrette en aucun cas mon divorce

Je me suis posée la question quelques mois durant, pensant que cette lassitude et cette irritation allaient me quitter naturellement, le temps de l’adaptation en quelques sortes. Mais n’y fit. J’ai donc opté pour le divorce par consentement mutuel. Avec mon mari, on ‘avait pas encore d’enfants. Il fallait donc agir au plus vite, avant de mettre la vie d’une troisième personne en jeu. Il l’a assez mal pris, ayant le sentiment d’être trahi et rabaissé aux yeux de ses potes. Mais la séparation n’a pas posé de problème en soi. Elle a été très rapide. On s’est mis d’accord sur la séparation des biens et du patrimoine commun (l’appartement qu’on venait d’acheter 6 mois avant) et puis on a signé une convention de divorce avec nos avocats respectifs. 15 jours plus tard, le notaire entérinait la convention et le divorce était acté.

C’est le nouveau divorce à l’amiable, en vigueur depuis 2017. Sincèrement, je n’y croyais pas au départ. Et pourtant ! Entre le moment où j’ai annoncé à mon cher futur ex-mari que c’était fini et que je souhaitais reprendre mes billes et la prononciation officielle du divorce, il s’est passé moins de deux mois. Un vrai cadeau cette procédure. Elle évite de conserver des liens pesants trop longtemps et de regoûter très vite aux joies du célibat. Et je peux vous dire que désormais, je goûte chaque instant de ce bonheur simple du célibat retrouvé.